GREVE ET RASSEMBLEMENT LE 10 AVRIL A 13H PLACE DE L'HOTEL DE VILLE A TROYES en réaction à une proposition de loi pro-patronale visant à contraindre les salarié·es à travailler le 1er mai qui va être examinée à l’Assemblée nationale le 10 avril prochain, avec le soutien de la droite et de l’extrême droite.
Le 1er mai, c'est le plus férié des jours fériés. Un jour où on ne travaille pas… mais on est obligatoirement payés quand même ! Le remettre en cause, c'est attaquer à plus de 130 ans de progrès sociaux et supprimer un jour de repos rémunéré pour toutes et tous.
Ce qui est présenté comme une petite dérogation pour quelques activités créerait en fait un précédent lourd : banaliser le travail salarié le 1er mai.
Le 1er mai n’est pas un jour férié comme les autres : c’est la journée internationale de lutte pour les droits des travailleuses et travailleurs.
Le 1er mai est un jour unique : C'est le seul jour férié obligatoirement chômé et payé pour les salarié·es, sauf dans les secteurs qui ne peuvent pas interrompre leur activité. Contrairement aux autres jours fériés, la loi interdit de faire travailler les salarié·es ce jour-là. Le remettre en cause, c'est toucher à un droit collectif conquis par les luttes.
Une loi pour les grandes enseignes : Présentée au nom des petits commerces, cette loi profiterait surtout aux grandes enseignes, aux supermarchés, aux chaînes et aux groupes commerciaux qui veulent faire travailler leurs salarié·es le 1er mai. Elle se retournerait même contre les artisans et petits commerçants qui aujourd’hui peuvent déjà travailler ce jour-là, sans subir la concurrence des grands groupes.
Le “payé double” est un faux argument : Le 1er mai est déjà payé une fois alors qu'on on ne travaille pas. Être payé·e une fois de plus pour travailler ce jour-là, c’est simplement être payé pour un jour de travail supplémentaire. Ce n'est pas un bonus, c'est une arnaque.
Le “volontariat” est une illusion : Dans le travail, refuser est rarement simple. Les salarié·es savent à quel point l’idée de “volontariat” est une fiction ! Pression hiérarchique, peur pour l'emploi, chantage à l’embauche : comme pour le dimanche, les employeurs obligeront les salarié·es à travailler le 1er mai, jusqu’à ce que ça devienne la norme.
Une brèche dangereuse : Une fois qu'un principe saute, les dérogations s'étendent. C'est toujours la même mécanique : d'abord l'exception, puis l'habitude, puis la norme. C'est ce qui s'est passé avec le travail du dimanche.
ALORS TOUTES ET TOUS DANS LA RUE LE 10 AVRIL POUR DIRE NON AU VOL DU 1er MAI !
Le tract est ICI