8 mars : on manifeste pour les droits des femmes !


LE 8 MARS MANIFESTATION A TROYES : 14h30 PLACE JEAN JAURES

Le 8 mars, c'est la journée internationale qui met en avant la lutte pour les droits des femmes et notamment pour la fin des inégalités femmes-hommes.

L’égalité n’est pas acquise, la montée de l’internationale d’extrême droite attaque frontalement les droits des femmes. 

En France, il y a urgence. À l’approche des élections municipales, le débat public est traversé par les mêmes logiques réactionnaires : injonction faite aux femmes de « réarmer démographiquement » le pays, banalisation des discours masculinistes (idéologie réactionnaire fondée sur la réaffirmation de la suprématie masculine), remise en cause des politiques d’égalité. Le Haut Conseil à l’Égalité pointe un chiffre alarmant : 17% des répondant·es âgé·es de plus de 15 ans déclarent adhérer au sexisme hostile (désigne des attitudes ouvertement négatives envers les femmes. Fonctionne comme une logique de rejet : les femmes sont jugées illégitimes dès qu’elles revendiquent de l’égalité, de l’autonomie ou du pouvoir. Il s’exprime par le mépris, la disqualification, la violence verbale, l’idée que les femmes seraient “à leur place” seulement sous certaines conditions) en France.

Dans ce contexte réactionnaire, la mobilisation doit être exceptionnelle, parce que l’époque est exceptionnellement dangereuse pour le droit des femmes. L’ère du backlash (réaction violente d’une partie de la société face au progrès des droits des minorités) doit être stoppée.

Quelques chiffres pour rappeler ces inégalités :

- les femmes gagnent en moyenne 22 % de moins que les hommes.

- 80 % des emplois à temps partiel sont occupés par des femmes.

- 62 % des cadres dans le secteur privé sont des hommes.

- 80 % des personnes en situation de pauvreté tout en ayant un emploi sont des femmes.

- L’écart de revenu du travail entre les hommes et les femmes est de 30 % en incluant les personnes qui ne sont pas en emploi.

- 6 personnes sur 10 au SMIC sont des femmes.

- 1 femme sur trois déclare avoir déjà été harcelée ou agressée sexuellement au travail (IFOP/Fondation Jean-Jaurès, 2019).

- Les femmes perçoivent une pension de retraite inférieure de 38 % à celle des hommes.

- 40 % des femmes partent avec une carrière incomplète contre 28 % pour les hommes.

Les inégalités de salaire et de carrière sont connues, les causes et les mécanismes aussi, reste maintenant à agir ! Les lois qui existent étant insuffisantes et mal appliquées, les inégalités salariales et professionnelles femmes/hommes demeurent, massives. Y remédier, c’est d’abord et avant tout une question de justice. Et nous pouvons toutes et tous agir dans nos entreprises et administrations. Les négociations annuelles obligatoires, les accords égalité femmes-hommes dans les entreprises, les négociations de branche, les recours en justice sont des outils pour y parvenir.

En plus, toutes les inégalités subies au travail et dans la société se paient cash à la retraite. Beaucoup de femmes ont des petites pensions qui ne leur permettent pas une vie décente. La retraite est le jugement final de la pauvreté tout au long de la carrière professionnelle : bas salaires, carrières hachées ou plus courtes, métiers moins bien rémunérés aux déroulements de carrière inexistants ou ralentis du fait de la maternité: 1 femme sur 2 a réduit ou interrompu son travail, contre 1 homme sur 9, du fait de l’arrivée d’un enfant ; 95 % des congés parentaux ont été et sont toujours pris par les femmes.

Les femmes retraitées sont aussi les grandes perdantes des réformes précédentes. Elles sont les premières pénalisées par l’allongement de la durée de cotisations, le report de l’âge de départ à la retraite, etc.

À l'occasion du 8 mars, la CGT appelle l’ensemble des travailleuses et travailleurs à se mobiliser pour l’égalité réelle, l’augmentation des salaires, la fin des violences et la reconnaissance de toutes les professions majoritairement féminines.